Adèle Lloret-Linares, Clara Lespine & Louise Bernard - Larmes de fortune

© Clara Lespine © Clara Lespine
septembre 2022 > octobre 2022
théatre - musique - danse

équipe Adèle Lloret-Linares, Clara Lespine & Louise Bernard 

Larmes de Fortune est un spectacle mêlant le théâtre, la danse et le concert, une performance d'une heure qui s'inscrit dans un travail de recherche autour de l'acte de grandir, la période de l'adolescence et de la fascination pour l'inconnu. En s'appuyant sur des textes de Claro, Olivier Cadiot, Pauline Peyrade, Dennis Cooper et J.L.Borges.

Deux présences, comme des apparitions, se déplaçant et se convoquant mutuellement, avec cette musique électronique qui se déploie, elle aussi dans cet espace et dans leur corps. Elles sont comme des îles, perdues au milieu des flots de leur existences, de leurs angoisses et de leurs rêves. Elles tentent de parcourir, reparcourir des événements traumatiques, vécus ou fantasmés, de les rejouer, de les inventer dans le corps et l'espace. Le rapport à l'autre, complexe, est un test pour s'accepter et se faire accepter, être traversé par des mémoires dans le but de se libérer, et d'être en lien. C'est un trio aux allures fantastiques, s'articulant à travers les trois artistes interprètes, qui réunit une musicienne jouant en direct ses compositions et deux comédiennes.

Plusieurs langages et tentatives s'établissent pour tendre vers l'autre, communiquer, ne pas céder à l'apathie. À travers des jeux de rôles, l'imitation de scènes de films, ou encore la reproduction de chorégraphies, allant des clips d'Aaliyah à des gestes de Vaslav Nijinski. Notre envie est aussi d'interroger la «possession» comme une manière de vivre intensément les choses, voire dans une forme de frénésie, de plongée dans l'inconnu et de nous laisser saisir, comme lorsque nous dansons jusqu'au bout de la nuit pendant nos fêtes. Et si être possédé.e était une manière de savoir qui l'on est, au fond. En tant qu'abandon de soi, condition de la découverte de soi. En clair-obscur de trames cachées qui se révèlent à nous dans lequel transparaît cette possession.

Comme des confessions à soi et à l'autre. Trois figures qui se côtoient, s'accumulent, parfois s'expulsent en se jouant des rythmes et des sons qui les accompagnent, en perpétuel dialogue. Le son intervient comme le troisième personnage de ce conte chimérique aux connotations horrifiques. Une danse de vies et de morts, vécue vite et fort, qui donne à voir l'urgence de s'en sortir, de comprendre ce que l'on ressent. 
Une écriture qui agit comme une vague d'ascensions et de chutes, afin d'appréhender le temps d'une suspension le cauchemar et le rêve de la matière que l'on porte en soi, parfois malgré soi, et dans lequel nous grandissons, qui peut nourrir nos croyances, et nous aider peut-être, à nous raconter autrement. L’idée est de recréer un décor un peu « déréalisée», onirique, avec des éléments très concrets comme des canapés, un lit une place, un frigo, des miroirs, des robes suspendues… Les spectateurs.ices sont invités.es à entrer dans cet espace et s’asseoir ou rester debout, se coucher où il.elle veut. Il.elle est libre d’entrer et sortir du dispositif à son aise. Chaque visiteur.se se pose où il.elle veut, change d'endroit à sa guise pendant l'aventure, expérimente différents points de vue.

 

avec le soutien de l'association GRRRND ZERO Vaulx-en-Velin

En résidence du 1er au 15 septembre et du 10 au 18 octobre 2022.
Ouverture Publique le mardi 18 octobre à 20h. Réservation indispensable.