LA TIERCE - TRAVELLINGS

juin 2017 > juillet 2017
DANSE

création chorégraphique pour cinq interprètes (musique live)
conception et chorégraphie Sonia Garcia, Séverine Lefèvre, Charles Pietri
création musicale Clément Bernardeau, Kévin Malfait, Charles Pietri
interprétation Clément Bernardeau, Sonia Garcia, Séverine Lefèvre, Kévin Malfait, Charles Pietri

TRAVELLINGS propose la traversée d'un paysage, sur plusieurs heures de jour. Imaginée comme un travelling elliptique de 24h, la pièce suit l'évolution naturelle de la lumière, en commençant par l'aurore et en se terminant par l'aube. Entre ces deux aubes, des ellipses qui donnent à voir le zénith, le crépuscule, la nuit... et les lueurs et atmosphères qui en découlent. 

Ainsi,  nous  souhaitons  faire  apparaître plusieurs  « tableaux/travellings », chacun emblématique d'une position du soleil. Chaque « travelling » serait donc composé sous  une  lumière  spécifique,  avec  son  propre  espace,  ses  propres  ambiances  et  ses différents  protagonistes.  Les  ellipses  sont  ici  des  espaces  blancs,  des  « zones  entre » proposées  à  l'imaginaire  pour  (re)créer  des  liens  entre  les  différents  « travellings »,  les superposer, les éloigner. Le regard s'empare des espaces-temps occultés et y écrit toutes ces  actions,  ces  traversées,  ces  images  incréées.  Inventant  ses  propres  mirages,  le spectateur tisse alors une épopée d'un jour, d'une vie, de trente mille ans, infinie.


Poursuivant  nos  recherches  sur  les  liens  entre  abstraction  et  fiction,  nous  voulons  ici creuser  cette question à  partir  de  la  notion  de  « lieu ».  Un  lieu  peut-il  être  abstrait ?
Dans de tels lieux, comment les heures affectent les corps ? À quoi travaille un corps de nuit ?  En  quoi  est-il différent d'un  corps  au zénith ? De quels affects, quelles idoles, de quels imaginaires sont porteurs les différents lieux, les différentes heures exploré-e-s ? Nous souhaitons que le travail de l'image se rapproche de celui opéré par le cinéma tout en s'ancrant davantage dans le théâtre : envisagé comme un immense point de fuite, le plateau serait ici considéré comme un véritable protagoniste où les corps, la lumière et le son ne sont que les visiteurs de ses transformations.


Au delà d'explorer la notion de temps comme marqueur d'espaces, d'images et de corps, l'enjeu  est  ici  de  célébrer  un  certain  ordre  présent  dans  la  nature  tout  en  révélant  la puissance  du  plateau  comme  un  espace  ouvreur  de  réel,  et  donc  de  fictions. Entre cet ordre naturel et cet espace des possibles, quel type d'harmonie vient alors se manifester ? Et quels sens crée cette harmonie, que vient-elle raconter ?

site de la compagnie

En résidence du 12 au 1er juillet 2017
Ouverture publique le 30 juin 2017 à 20h