Umwelt

créé en 2004 / Le Toboggan - Décines

conception Maguy Marin
en étroite collaboration avec les interprètes à la création  Ulises Alvarez, Mary Chebbah, Teresa Cunha, Renaud Golo, Thierry Partaud, Cathy Polo, Denis Mariotte, François Renard, Jeanne Vallauri
dispositif sonore / musique Denis Mariotte
lumières Alexandre Béneteaud
costumes Cathy Ray assistée de Chantal Cloupet et Aurora Van Dorsselaer
son Loïc Goubet
régie plateau Michel Rousseau

distribution 2013
les interprètes Ulises Alvarez, Charly Aubry, Kaïs Chouibi, Estelle Clément Bealem, Laura Frigato, Daphné Koutsafti, David Mambouch, Mayalen Otondo, Ennio Sammarco
assistante
Cathy Polo
régie plateau Albin Chavignon
son
Antoine Garry
costumes
Nelly Geyres

1h10

Nous en sommes là. A inventorier des aptitudes.
A jouer du possible sans le réaliser. A aller jusqu’à l’épuisement des possibilités. Un épuisement qui renonce à tout ordre de préférence et à toute organisation de but ou de signification.
On ne préfère pas celui-ci à celui-là.
On ne réalise plus, bien qu’on accomplisse.
Et c’est parce qu’on ne cesse de vouloir vivre non pas seulement de naître, d’expérimenter non pas seulement de constater, que nous nous dégageons de la complexité.
Que la complexité devient multiplicité.
Que le monde n’est plus complexe, mais multiple.

Une multiplicité où l’épuisement des possibles compose. Rythme.
Une multiplicité remplie de mouvements ininterrompus, avec des accélérations, des relâchements.
Des transformations constantes potentiellement capables de mettre en joie ou en tristesse, de nous mettre en puissance ou en impuissance d’agir.
Vivre nos capacités en transformation.
On n’est pas fait une fois pour toute.
On ne sait pas ce qu’une vie – ce qu’un corps- peut ?
On ne sait pas quelles sont les postures qui se déclineront de nos interférences (extérieures ou intérieures) ? Postures, accidents, dissonances, marches et démarches. 

« Mieux assis que debout et couché qu’assis »
(Samuel Beckett- Malone meurt)

Trop à faire avec un possible de plus en plus restreint pour se soucier de ce qui arrive encore.
Faire naître du possible à mesure qu’on en accomplit.
Car il n’y a d’existence que déploiement.

Epuiser les potentialités d’un motif par la composition, décomposition, recomposition des variations, successions, juxtapositions, en un flux continu : fugue et canon. Des espaces qui se composent et se décomposent entre eux. Fragmentations et combinaisons possibles.

Des espaces peuplés, parcourus.
«Sans ici ni ailleurs où jamais n’approcheront ni n’éloigneront de rien tous les pas de la terre.»
(Samuel Beckett- Pour finir encore)

Construction mouvante, où la singularité rencontrée se prolongera au voisinage d’une autre.
Une construction de proche en proche.
Une construction par le milieu des choses 

Entrevoir les porosités pour dire encore la nécessité de l’adresse aux autres, de l’appel de l’indéfini.

Les «Autres» comme «mondes possibles» auxquels les déplacements, les objets confèrent une réalité toujours variable.
Les Autres qui n’ont d’autre réalité que celle que leur voix leur donne dans leur monde possible et qui constituent des  «histoires».

Coproduction :
Le Théâtre de la ville (Paris) 
La Maison de la danse de Lyon –
Le Toboggan de Décines 
Le Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape

Nouvelle production du spectacle 2013 : House on Fire, avec le soutien du Programme Culture de l'Union Européenne, théâtre Garonne-Toulouse, BIT-Teatergarasjen-Bergen, Kaaitheater (Bruxelles-Belgique), Compagnie Maguy Marin

 

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