nocturnes

créé en 2012 / Villeurbanne

conception et réalisation Maguy Marin et Denis Mariotte
interprètes Ulises Alvarez, Kaïs Chouibi, Laura Frigato, Daphné Koutsafti, Mayalen Otondo, Ennio Sammarco


direction technique et lumières Alexandre Béneteaud
éléments d'accessoires Louise Gros
costumes Nelly Geyres avec Raphaël Lo Bello
son Antoine Garry
régie plateau Daniel Mariotte
développement logiciel Philippe Montémont
stagiaire technique et lumières Charlie Aubry
stagiaire accessoires Louise Mariotte

remerciements Michel Gros, David Mambouch, Laura Pignon

Cœur de tempête. Ou peut-être est-ce un réacteur d'avion, un champ de bataille sous l'assaut.


Claquements de talons, pas agités dans le noir. Ou peut-être s'agit-il de battements de tambour.


nocturnes comme ceux de Chopin. Peut-être, mais alors sans piano. L'œil et l'oreille enchaînant, dans une rigueur implacable, l'apaisement et le sursaut.


Grésillements de vieux vinyle quand la lumière revient. Ou peut-être est-ce là mur qui craquelle, papier que l'on déchire, vieux biscuit que l'on croque - et pourquoi pas ce chips qu'il faudra grignoter, dos au mur, un soir de désœuvrement, ou parce qu'il ne reste que ça.


Des mots pour exprimer l'humain. Ou peut-être seulement la beauté des langues, l'Europe qui s'égraine, ressemant ses racines, du nord au sud. Peut-être n'est-ce pas si grave si on ne les comprend pas. Peut-être les noms en graffitis ne sont-ils que des exemples, parmi cent autres.

Noir cousu de lumières, qui se réfugient derrière des panneaux. Ou peut-être est-ce un sombre orage, l'obscurantisme des siècles, traversé de brèves lueurs comme autant d'éclats d'humanité. Peut-être que la lumière troue le noir - ou bien serait-ce la pénombre qui absorbe la lumière ? Peut-être est-ce là l'image même de l'équilibre.


Danseurs au diapason miraculeux d'une folle régie. Ou peut-être sont-ce des souvenirs d'os et de chair, des fragments d'humanité agitant dans une gangue bruyante et informe les minuscules pièces du puzzle de la vie. Peut-être sont-ils danseurs, peut-être sont-ils surtout les électrons d'une dramaturgie esthète, qui se cherche dans un spectacle total.


Une métonymie en clair obscur. Ou peut-être qu'il y a, malgré tout, des fils rouges tirés dans l'invisible. Peut-être ces pierres jetées trompent-elles l'infinie juxtaposition en menant vers l'amoncellement. Peut-être ces visages, reflétés dans des miroirs ou brandis sur des photos, démentent-ils l'anonymat en allant chercher l'individu. Peut-être que ces mains blanches apposées au mur - à tous les murs élevés - sont empreintes qui restent dans l'éternelle nuit (...)
 



extrait d'un texte de Manon Ona, publié le 11octobre 2012 sur lecloudanslaplanche.com

coproduction : 
Biennale de la danse de Lyon
 . Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape / Direction Yuval Pick
 . Festival d'Automne à Paris
 . Théâtre de la Bastille
 . théâtre Garonne, scène européenne – Toulouse . 
Le Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées
 . Compagnie Maguy Marin

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