Grosse fugue

créé en 2001 / Espace Jean Poperen de Meyzieu

chorégraphie Maguy MARIN
danseuses Laura FRIGATO, Preciosa GIL, Cathy POLO, Dominique UBER
musique
Ludwig Van BEETHOVEN Grosse Fuge, op 133 in B flat en si bémol Majeur interprétée par le Quartetto Italiano
lumières François RENARD
costumes Chantal CLOUPET

Exercice -1
Cette pièce se lit comme une étude, car elle est une étude pour vous, pour moi, sur nous.

Postulat - 1
Au départ, l’étude portait sur l’envie de s’exercer à écrire une pièce dansée d’après et sur la «Grosse fuge» de Ludwig Van Beethoven.
S’en suit un travail de compréhension et de lecture musicale ; un travail méticuleux et absorbant.
Comme préalable, on s’impose uniquement et l’on s’attache exceptionnellement à composer une danse profondément liée à cette musique.
   
Observation - 1
Conjoncture heureuse, quatre Femmes et une musique d’où jaillie un état d’irrationalité.    
Alors, on observe … Et, là, une intrication prend corps entre la force de vie surgissante de l’être féminin et l’état d’enthousiasme et de désespérance de cette musique.

Pris dans ce bouillonnement effervescent, on avance dans une course effrénée.

Hypothèse - 1
Cette éblouissante bourrasque jubilatoire ponctuée par le vertige de la toute fin, qu’est la vie, nous amène à croire qu’on est obligé de « vivre tant que l’on vit ».    

Corollaire – 1
C’est alors qu’on a envie de courir éperdument à perdre haleine, pour vivre chaque instant comme des derniers instants.

Exercice -2
C’est à vous de voir, maintenant.

 

La compagnie Maguy Marin/Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape