Cie Tête allant vers - Continuum

janvier 2017 > février 2017
Installation vivante et chorégraphiée

"Aujourd’hui, l’humanité tout entière peut « s’en sortir » au mieux et de façon durable, car nous disposons d’un esprit pour penser, découvrir des principes et les appliquer afin de pouvoir faire plus avec moins"  R. Buckminster-Fuller (Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial « Terre », 1969

 

Trois individus en transit, liés à des modules spacio-temporaires, sont en quête d'adaptation à un environnement traversé. Ils se domptent, s'apprivoisent, dans une interdépendance physique nécessaire pour se greffer à leur espace, le transformer, l'adapter. Corps, espace, son, et objets se confondent de façon organique et morphologique. Des compositions éphémères, entre performance et architecture vivante.

 

Dans « Continuum » (titre provisoire), nous souhaitons questionner le rapport de l’homme à son environnement. Son envie de se greffer à un lieu, de faire corps avec lui. L’impermanence, la perpétuelle quête de liberté... Nous voulons créer un espace entre sciences et poésie, où corps et matière font émerger les allégories visuelles. Des installations en continuum qui posent la question de l’individu et de sa cohésion à un tout, dans une empreinte minime.

 

Trois identités se frottent à l’espace existant : ils imaginent, inventent, adaptent et construisent de leurs propres mains des « refuges » provisoires en perpétuel mouvement, sortes d’appendices modulables, développables et réutilisables d’une autre manière. En s’appuyant sur des principes architecturaux (tenségrité, structures dynamiques, déployables, emboîtables...), fortement reliés aux principes organiques (ADN, cellulaire, physicalité), nous interrogerons l’organisation d’un espace par le biais de l’action et du ressenti.

 

Pour ce projet, il est question de prendre part à l’évolution du monde, à la recherche, la science, l’innovation, en écho à la « Révolution constructive de l’architecture et du design » développée par Buckminster-Fuller  dans les années 1960. Ou comment faire plus, avec moins. Etre dans la réduction tout en utilisant la technologie. Un rapport corps et objet dans une esthétique aux lignes épurées et simplifiées. Tous les matériaux utilisés seront pensés en ce sens : épure, simplicité, minimum de consommation et d’énergie grise, low-technologie (bio-luminescence, fibre de lin...). Ce qui nous fascine, c’est de trouver la cohésion dans la réduction. L’utilisation d’un minimum de matière pour un maximum de volume. L’infiniment petit devient infiniment grand. Partir d’un agglomérat dense et compact. Un enchevêtrement super massif impénétrable. Les bâtisseurs se mettent à édifier, reliés métaphoriquement et physiquement aux matériaux.

 

Un projet que nous souhaitons aborder en deux temps : d’abord en salle, puis dans l’espace public pour se confronter aux architectures existantes.

 

En résidence du 30 janvier au 12 février et du 12 au 25 juin 2017
Ouverture publique le 20 juin à 20h