Ecrire avec une caméra... ou mille façons d'ouvrir la porte - stage pour ado 13-18 ans

©DR photogramme Le Procès d'Orson Welles ©DR photogramme Le Procès d'Orson Welles
avec David Mambouch
7 octobre 2017 > 8 octobre 201714 octobre 2017 > 15 octobre 201721 octobre 2017 > 22 octobre 2017

 

Ce stage s’adresse à des adolescents parce que c’est à l’adolescence que j’ai connu mes premières grandes émotions de cinéma. C’est à cet âge que j’ai été sensibilisé à la notion de langage cinématographique. Un livre, en particulier, devait changer mon regard sur les films : Hitchcock/Truffaut, fruit de longs entretiens entre les deux réalisateurs. Dans ce livre, des photogrammes (photographies d’un plan de cinéma) sont utilisées pour reproduire le montage de certaines scènes extraites de films d’Hitchcock. Des images-clés de la scène permettent d’en donner une relecture organisée sur le papier. Un storyboard est dessiné avant le tournage d’un film. François Truffaut remonte ici de mémoire des scènes extraites de films achevés, qu’il a déjà vus en salle. L’exercice que je propose se situera entre les deux.

Le langage cinématographique naît dans l’organisation d’images clés. La caméra agence l’espace et le temps des actions dans cet espace choisi. Elle cadre et ordonne ce que nous avons sous les yeux : le réel.
Nous partirons d’une porte qui s’ouvre. Qui l’ouvre ? Pourquoi ? D’où vient celui ou celle qui a ouvert cette porte ? Et pour aller où ? Entrer ? Sortir ? Cette personne voit-elle la caméra ? Sait-elle qu’elle est filmée ? Et d’ailleurs, qui se tient derrière la caméra ?
De nos jours, la multiplication et la vulgarisation des appareils de capture d’image font de chaque citoyen de ce monde ou presque un potentiel « cadreur » du réel. Nous choisissons avec soin ce que nous choisissons d’en montrer et d’en éliminer. Nous nous servirons nous aussi de téléphones munis de caméra, mais également d’appareils professionnels auxquels nous nous initierons pour inventer des cadres et décider de ce qui sera et ce qui ne sera pas à l’image. Le stylo et la feuille pourront être nécessaires pour inventer et dessiner ces cadres. Quant à ce qui sera présent dans le cadre, nous le laisserons exister à l’image en tant qu’écho de l’immensité, que notre cadre aura choisi de ne pas montrer. Nous laisserons notre imagination emplir des images qui en diront toujours moins que le réel en son entier mais dont elles seront l’essence par le choix que nous aurons fait d’en délimiter un point de vue.
À partir de ce travail pourront naître des liens de cause à effet entre les images. Nous verrons alors que le montage cinématographique est une autre forme d’agencement du temps et de l’espace. Nous verrons que le son est un outil aussi nécessaire et puissant que l’image elle-même. Nous verrons que l’association des images et des sons peuvent manipuler la réalité, la vérité, selon ce que nous voulons bien lui faire dire.

Nos deux premières séances seront consacrées à l’identification et la compréhension de la notion de cadre ainsi qu’à l’invention – et au dessin - de formes de cadres.
Les deux séances suivantes seront dédiées à la capture d’images et de sons, et nous sensibiliserons naturellement à l’acte de filmer, comme relecture du réel.
Les deux séances finales seront consacrées au montage des prises d’images et de sons et à la production de plusieurs films courts à partir de ces matériaux.

JOUR 1 : initiation à la notion de cadre, à travers l’étude et la réalisation de photographies, dessins et films courts.
JOUR 2 : initiation à la notion de plan et à celle de montage, à travers l’étude et la réalisation de photographies, dessins et films courts.
JOUR 3 : initiation à la préparation d’un film ; écriture d’un bref scénario autour de la simple action d’ouvrir une porte.
JOUR 4 : initiation au tournage d’un film ; réalisation d’une série de plans autour de la simple action d’ouvrir une porte.
JOUR 5 : initiation au montage et à la post-production d’un film ; études et tentatives de montages des plans tournés.
JOUR 6 : finalisation, projection et analyse de courts films créés à partir des plans tournés lors du stage.

 

Les participants sont invités à amener un cahier, un crayon, une gomme ; un appareil d’enregistrement d’image et/ou de son en leur possession si tel est le cas. Le reste du matriel sera fourni.
Les participants doivent venir dans une tenue souple. Chaque journée sera commencée par un bref échauffement des corps et des voix, nécessaire pour s’éclaircir les idées.

Nombre de participants limité à 10 stagiaires. 5 stagiaires sont nécessaires à l'ouverture de ce stage.

Le stage à lieu sur trois week-end en octobre 2017 :
Le 7 et 8 octobre de 14h à 18h à BLVU
Le 14 et 15 octobre de 10h à 18h À BLVU
Le 21 octobre de 10h à 18h et le 22 octobre de 10h à 14h à RAMDAM, un centre d'art

Tarif en fonction du quotient familial pour les mineurs (sur présentation du quotient familial de l'année en cours, se renseigner auprès de la CAF) :
180€ (quotient familial : 1000 à 1900)
150€ (quotient familial : 601 à 1000)
130€ (quotient familial : 250 à 600)

et 10€ d'adhésion à RAMDAM, un centre d'art.

 

Pour inscrire votre enfant, contactez-nous au 04 58 59 62 62 ou envoyez-nous un courriel avec votre formulaire d'inscription complété accompagné des arrhes à contact@ramdamcda.org